Marguerite Petitjean-Bassett (1920-1999). Une héroïne parachutiste. La guerre va surprendre Marguerite, élève assistante sociale, à Nice. Elle a 19 ans. Après plusieurs errements pour savoir ou réfugier sa famille (qui n’est pas à Nice), et sa mère qui meurt pendant l’exode de mai-juin 1940, sa sœur gravement malade, Marguerite retourne à Nice. Son père, qui aurait rêvé d’avoir un garçon, ne la considère que peu. Et pourtant. Dès la fin des hostilités Marguerite devient résistante et distribue des tracts. Juillet 1941, elle est arrêtée une première fois. Libérée, Marguerite veut faire plus. Elle part au Maroc (avril 1942) grâce à une amie infirmière et désire rejoindre l’Angleterre. Assistante sociale dans l’armée de l’air, elle recommence ses activités de distribution de tracts. Août 1942, elle est de nouveau arrêtée, et sévèrement battue, plusieurs fois, par la police de Vichy. Le débarquement en Afrique du Nord de novembre 1942 la libère de ses tortionnaires. Marguerite va alors à Alger et va être recrutée par le BCRA. S’en suit un voyage vers Londres en septembre 1943. Marguerite va devenir une volontaire française de la RAF et va suivre les cours de l’école du SOE. Le 29 janvier 1944, Marguerite, devenue « Binette » est parachutée en France. Elle est le « courrier » de « arnolphe » dont la mission est de permettre la transition vers la paix avec les partis politiques et les syndicats de métropole. Marguerite est la première agente française, d’un service français, à sauter en parachute sur le territoire. Une fois en France, Marguerite va au delà de son rôle et prend part à des actes de sabotage. Elle deviendra même déléguée militaire régionale adjointe pour le sud est. Blessée au combat, arrêtée, elle arrivera à s’enfuir et sera à nouveau parachutée en France, où elle se blessera en atterrissant. Marguerite finira la guerre comme guerre comme capitaine et recevra la Légion d’honneur des mains du général de Gaulle. Elle enverra la décoration…à son père.
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