lundi 28 octobre 2024

 


Aage du Danemark. Le prince danois de la Légion. Le 18 décembre 1922, arrive dans la Légion, un authentique prince Danois, qui a renoncé au trône et aux ors, pour venir combattre pour la France, au Maroc. Avec le grade de capitaine Aage, engagé dans l’armée de son pays en 1909, attiré par la mystique coloniale, bouffer du sable, va, au 2eme REI, montrer toute sa force et combattre les forces tribales du Maroc, notamment pendant la guerre du Rif. Aimé de sa troupe, cet officier vivant à la dure, marié à une princesse italienne, deux citations pour bravoure au feu, mourra en février 1940, à 52 ans, d’ne crise cardiaque (il commande alors un bataillon du 3eme REI), ratant la Seconde Guerre mondiale, ou, assurément, il aurait brillé.

Extrait d’une de ces citations « Volontaire pour toutes les missions; plein d'allant et de dévouement; donnant constamment un bel exemple à la troupe, sur laquelle il exerce une influence particulièrement heureuse. Il a participé les 22 et 23 août aux opérations de Azarar-Fal et du Piton des Cèdres où, en qualité d'adjoint au lieutenant-colonel commandant le groupement et le 2e étranger. »
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Rudolph de Patureaux © chroniques historiques.
Source :




samedi 26 octobre 2024

 Alphonse de Poitiers (1220-1271). «L’anonyme» frère de saint-Louis. Alphonse, petit frère du roi saint, comte de Poitiers, Saintonge, Toulouse et Seigneur d’Auvergne, reçoit les terres mentionnées à sa vingt et unième année. Aussitôt le jeune chevalier va transformer son bien en y mettant fin aux guerres entre barons et en y interdisant la justice privée. Pour lui, il n’y a de justice que royale et elle ne peut être arbitraire. Il prit d’assaut les châteaux des révoltés à son autorité. Les vassaux irrités de ce comte trop «moderne», soucieux aussi de faire rentrer l’impôt, vont s’allier à Henri III d’Angleterre (il possède Saintonge, Quercy…). Alphonse et Louis IX iront défaire les révoltés et Henri III à la bataille de Taillebourg (21 juillet 1242, mobilisant plus de 20.000 hommes de chaque côté). Après la mise au pas des barons et la paix avec l’Angleterre (trêve du 1er août 1242), Alphonse participera aux deux croisades de Louis IX 1248-1250 (il sera de la très difficile victoire de la Mansourah) et en 1270-1271. Alphonse de Poitiers sera aussi régent de France (1251-1252) quand saint Louis était resté en terre sainte pour effectuer un pèlerinage.

Alphonse de Poitiers décédera au retour de la croisade de 1270-71 et laissera l’image d’un grand chevalier, d’un grand mécène et d’un homme favorisant le commerce (il a fait construire des halles à Niort ou La Rochelle), mais surtout d’un grand administrateur ayant le souci de l’argent public (il se servait des moines des ordres mendiants pour contrôler ses fonctionnaires).

Sources :

http://theses.enc.sorbonne.fr/2008/chenard

https://www.lhistoire.fr/alphonse-de-poitiers-ou-le-malheur-dêtre-frère-du-roi

vendredi 25 octobre 2024



Un jour, une date. 25 octobre 732, bataille de «Poitiers». Moins d’un siècle après la mort de Mahomet, les guerriers musulmans, raid après raid, razzia après razzia, envahirent l’Espagne. Puis ils franchirent les Pyrénées, mirent à sac le Languedoc. Les raids musulmans sont des coups de main rapides. Dans les années 720, Eudes d’Aquitaine arrive à sauver Toulouse de leurs ardeurs, s’alliant même avec des gouverneurs locaux musulmans révoltés contre leur maître, Abd al-Rahman, représentant le calife Hicham (dynastie omeyade). Voulant en finir avec Eudes, Abd al-Rahman décida de mener un raid outre Pyrénées (il voulait en outre piller la riche abbaye de saint-Martin de Tours). Eudes appela au secours Charles, pas encore Martel (il le deviendra avec la bataille), maire du Palais (on dira premier ministre) des royaumes mérovingiens de Neustrie et d’Austrasie (au nord de la Loire). Après un temps d’observation et d’escarmouches, la bataille va s’engager près de Poitiers (ou de Tours selon certaines sources) contre les troupes d’Abd al-Rahman. Les deux armées sont de force égale, aux alentours de 10-12000 hommes. Cavalerie légère musulmane, contre cavalerie lourde franque. La flèche et l’épée contre la lance et la hache. À bout de ressources, de pilages, chargé de bagages (d’esclaves), Abd al-Rahman va attaquer le mur franc et Charles Martel, faisant front avec ses guerriers va détruire l’armée arabe (qui comprenait autant d’arabes, de berbères et d’autres populations). Abd al- Rahman sera tué dans l’engagement. Profitant de sa victoire, Charles, maintenant Martel, repoussa les Arabes d’Espagne outre Pyrénées, leur reprendra une partie de la Provence. Jamais plus, dans l’Europe occidentale médiévale, les Arabes ne pourront repasser les Pyrénées.

La chronique mozarabe (écrite à partir de 754 par des moines espagnols), notera que la bataille redonna « l'espoir d'une libération possible de la domination politique de l'Islam ».

Illustration, bataille de Poitiers, Charles de Steuben, 1837.

Source :

https://www.herodote.net/25_octobre_732-evenement-7321025.php

jeudi 24 octobre 2024


 

Latouche-Tréville. Échec à Nelson! On a souvent oublié, dans les démêlées entre les marines françaises et anglaises (mauvais souvenir de Trafalgar oblige) que les marins français n’ont pas toujours été vaincus par l’amiral Nelson. Ainsi, l’amiral Latouche-Tréville, marin depuis ses 13 ans, héros de la guerre d’indépendance américaine, les 5 et 15 août 1801, repoussa, alors qu’il commande le « Terrible », les assauts de Nelson voulant détruire la flottille de Boulogne (le français plaça ses vaisseaux en quinconce pour qu’ils se protègent les uns les autres, technique de « l’embossage »). Malheureusement, Latouche-Tréville, 59 ans, auteur des plans d’organisation maritimes pour l’invasion de l’Angleterre (attirer Nelson aux Antilles pour libérer la Manche), mourut le 18 août 1804, exténué, sur son vaisseau le « Bucentaure » avant d’avoir mis son plan à exécution (vous connaissez la suite…Trafalgar). Latouche-Tréville fut le seul marin que Napoléon…tiendra en haute estime.
Louis-René-Madeleine de Latouche Comte de Tréville disait qu’un « vrai marin devait mourir sous son pavillon et c’est ce qui arriva ».
Rudolph de Patureaux © chroniques historiques.
Sources :
https://napoleon-histoire.com/louis-rene-levassor-de-latouche-treville-1745-1804/
https://www.defense.gouv.fr/marine/latouche-treville-lart-du-commandement

mercredi 23 octobre 2024



La France médiévale. Le château de Thil (côte d’or). Ce château, cette ruine, dont André Malraux a dit : « qu’il était le plus vieux château-fort de France », domine de toute sa hauteur, sur une haute colline boisée, plusieurs vallées. Le site, comme souvent, a connu plusieurs occupations, de l’âge de bronze aux romains, mais il y a peu de matériel archéologique disponible, permettant d’éclairer ces périodes. Thil arrivera donc dans l’histoire, en 886 quand les terres furent offertes à l’abbaye saint-Germain d’Auxerre. Le premier seigneur, non ecclésiastique, des lieux, fut Miles de Thil, en 1107. Le château, appartenant à un petit seigneur, fut toujours dans la dépendance du duché de Bourgogne. Guillaume de Thil (1307) apparaît dans une charte où il est mentionné qu’il tient la terre du duc Hugues V de Bourgogne. Le château souffrira de la guerre de Cent ans, sera assiégé par une bande d’écorcheurs (des mercenaires) en 1366 et ils y stationneront un temps. À la fin de la guerre de Cent ans, la famille du Thil disparaîtra (en 1507 seul subsiste Anne du Thil), le château est mal en point . Après plusieurs propriétaires, les de la Baume, les Adjacette (liés aux Médicis), la fière forteresse est devenue, presque définitivement (1591), une ruine qui sera démantelée par Richelieu (1640). Le fait que le château de Thil est gardée son austère style de forteresse médiévale montre qu’aucun de ses propriétaires ne songea en faire une résidence, au goût du jour. Le château, devenue une ombre (et même s’il y eut quelques travaux par les propriétaires fonciers du terrain) fut classé monument historique en 1905. Encore aujourd’hui, le château, rénové en 1980 (par Roger Guibert) appartient à un propriétaire privé.

De façon descriptive, Thil est un polygone mal taillé, d’environ cent mètre sur cent. La forteresse, ramassée sur un donjon carré, possédait logis, chapelle, et divers bâtiments pour vivre en autarcie. Les remparts montrent la trace de présence de canonnières (XVIeme siècle). L’enceinte est flanquée de tours au nord, et à l’Est. La tour résidence, le donjon, est du XIVeme siècle.
Source :

mardi 22 octobre 2024


Femmes en guerre. Joan Clark (1917-1996), étudiante en mathématique à Cambridge, spécialiste en cryptographie, s’engagea en 1940 au woman Auxiliary Air Force et fut une des «craqueuses » de la machine Enigma qui cryptait les communications allemandes.


Source :

https://scientificwomen.net/women/clarke-joan-158



 

Agnès Randolph comtesse de Dunbar, dite « black» Agnès (1312-1369). L’indomptable écossaise. Pendant la guerre civile écossaise des années 1330 (entre Édouard Balliol contre David II Bruce d’Ecosse), le château de Dunbar, fief du mari d’Agnès, va être attaqué par les Anglais, soutenant Édouard Balliol, fils de l’ancien roi Jean Balliol (1249-1314). Dans ce moment sanglant, le chef anglais William Montagu, comte de Salisbury, pensa ne faire qu’une bouchée de ce château défendue par une femme, avec peu d’hommes d’armes, alors que le mari de celle-ci, Patrick V de Dunbar, comte de March, bataillait au loin. Si le château fut assiégé, c’est que les Dunbar prirent fait et cause pour David II d’Ecosse, fils du roi Robert Ier le Bruce, tenant pour l’indépendance du Royaume. Le siège durera de janvier à juin 1338. Cependant, pendant le siège, Montagu va tomber sur l’indomptable Agnès, qui, prenant les armes, organisant la défense, défendra le bien de son mari avec force, et obligera l’assiégeant, finalement à bout de ressources, menacé par une armée de secours, à lever le siège. Des expressions coutumières écossaises resteront de cette affaire… «Que je vienne tôt, que je vienne tard, Agnes était à la porte», ou bien « Du roi d’Écosse je tiens mon foyer, je lui paie viande et taxe. Et je protègerai mon foyer, comme mon foyer me protègera», ou enfin… «les traits d’amour d’Agnès vont droit au cœur».
La comtesse de Dunbar fut nommée «black Agnès» à cause de sa chevelure noire.
Source :

lundi 21 octobre 2024


Jacques-Henri Schloesing (1919-1944). La fortune n'accompagne pas toujours les braves. Le 26 aout 1944, à peine récipiendaire de la croix de de compagnon de la Libération et nouveau chef du groupe de chasse Alsace (depuis 2 jours), le commandant Jacques-Henri Schloesing, Français libre depuis fin juin 1940, alors que Paris fêtait sa libération, est abattu et tué pas très loin de Rouen, avec 85 missions de guerre au compteur.
Source :
https://www.ecpad.fr/.../jacques-henri-schloesing-un.../

vendredi 18 novembre 2022

Biographie Helena Marusarzowna (1918-1941).

 

Helena Marusarzowna (1918-1941). L’aigle féminin des Carpates. Quand arrive la guerre le 1er septembre 1939, Helena, fille des montagnes (les Carpates polonaises), est une sportive reconnue, auréolée de 7 titres de championne de ski de Pologne. Helena ne va pas supporter la chute de son pays sous la botte germano-soviétique et entre vite en résistance. Sa capacité à se mouvoir à ski, sa connaissance des montagnes la rendent insaisissable et en font un courrier tout trouvé pour le mouvement de résistance « Zagroda ». Elle porte les documents les plis jusqu’à la centrale réfugiée à Budapest, en passant par la Slovaquie. Elle évacue même des compatriotes traquées par la Gestapo par les montagnes. Malheureusement, traquée, elle est capturée par la police slovaque le 25 mars 1940 qui l’extrade à la Gestapo. Elle va subir un an d’interrogatoire et de tortures (elle ne parlera pas!) à Cracovie avant d’être exécutée le 12 septembre 1941 et enterrée dans une fosse commune (son corps sera relevé en 1958 et enterré au pied de ses montagnes, à Zakopane).
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Odette et Lucette Lecoq. Héroines de France.

 

Le 24 avril 1945, le front ouest est encore vivace. On liquide les poches allemandes. Il y a des duels d’artillerie meurtriers. Deux françaises ambulancières de la 1ere DB (15eme bataillon médical) soignent et ramassent les blessés, mêmes ennemis, sous les tirs, dans les environs de Sauggart, Wurtemberg. Elles se nomment Odette et Lucette Lecoq. Elles vont être tirées comme des lapins par les Allemands, dans leur ambulance et mourront sur le coup. Deux authentiques héroïnes de devoir. Elles avaient respectivement 23 et 25 ans. C’est Lucette sur la photo (prise à Alger en 1943).
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jeudi 10 novembre 2022

Entrefilet. Henry Georges.

 

Le dernier mort. La dernière victoire. Le 12 avril 1945 l’aspirant Henry Georges, 25 ans, pilote du régiment de chasse Normandie-Niemen, vient d’abattre le FW-190 de l’hauptmann Gunther Schack, un « experten » aux 174 victoires quand, revenu au sol, son terrain est mitraillé et il est tué (éclat d’obus dans la tête) sur le coup. Il fut le dernier mort du « Neu Neu » en opérations de guerre et sa victoire du jour, fut aussi la dernière de cette unité.
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Source :

Un français dans la tourmente, ma saga en 7 tomes sur la France libre.

  Aage du Danemark. Le prince danois de la Légion. Le 18 décembre 1922, arrive dans la Légion, un authentique prince Danois, qui a renoncé a...