Jean Lannes (1769-1809). « Le plus brave ». Jean Lannes, c’est l’histoire d’un fils de cultivateur de Gascogne, simple apprenti teinturier qui, en 1792, entendant l’appel de la patrie en danger, s’engage en 1792 au 2eme bataillon de volontaires du Gers. Parlant bien, sachant lire et écrire, Jean Lannes est « élu » sous-lieutenant par la troupe révolutionnaire. Puis de mai à octobre 1793, en trois combats contre les espagnols et autant de courage au feu, d’implication auprès de ses hommes, ceux-ci pas toujours vaillants, il devient capitaine. Jean Lannes ne s’arrête plus, il combat à Banyuls, Perpignan, est blessé et finit l’année comme chef « brigadier » (commandant aujourd’hui). La blessure guérit mal mais Lannes continue son ouvrage et en avril 1796, en Italie, chef d’une demi-brigade (équivalent colonel de régiment) mais sans hommes, il se distingue devant Bonaparte à la bataille de Dego. Le futur empereur lui donne trois bataillons et inlassablement, Jean Lannes fait mordre la poussière aux Autrichiens. Blessé plusieurs fois, il devient général de brigade en septembre 1796, il a 27 ans! Lodi, Pavie, Mantoue, Arcole, Lannes se bat comme un lion. En 1797, le jeune général soignera essentiellement ses blessures, jouera de la diplomatie musclée au nom de Bonaparte dans les cités italiennes, puis sera de l’expédition d’Egypte. Lannes gère d’abord l’intendance d’invasion avant de retrouver les combats sous les ordres de Kléber. Se battant mais sans, cette fois, briller, il abandonnera l’Égypte (octobre 1799) dans le sillage de Bonaparte, et étant devenu « divisionnaire ». Lors du 18 brumaire, Lannes sera surtout spectateur et le premier consul fera de lui le chef des divisions militaires de Perpignan et Toulouse. Il y restera peu et en mai 1800, Lannes commande l’avant-garde de la seconde compagne d’Italie. Il avance alors comme un taureau, bouscule l’ennemi et ses troupes menacent vite Turin. En infériorité numérique, Lannes bat les autrichiens à Montebello (9 juin 1800). Cinq jours plus tard, il tient, sous le feu ennemi, sa position à Marengo. Une sorte de j’y suis, j’y reste. Jusqu’à Austerlitz, Lannes, souvent plénipotentiaire, sera couvert d’honneur avec le bâton de maréchal à la suite du sacre du 2 décembre 1804. Puis, ce sera la campagne d’Allemagne de la grande armée, ou le nouveau maréchal commande le 5eme corps. Lannes, Murat, Ney sont partout. L’ancien apprenti teinturier entrera à Vienne, et à Austerlitz, le 5 décembre 1805, il sera le point de bascule du dispositif français pour enfoncer l’armée russe. Ensuite, Lannes le brave des braves, en tête, se battra à Iéna, échappera à Eylau car cloué au lit par la fièvre, participera à la victoire à Friedland (14 juin 1807) en subissant les russes sans faiblir. Nommé duc de Montebello le 15 juin 1808, Lannes devra guerroyer en Espagne, fera une très grave chute de cheval, prendra Saragosse en février 1809. Le printemps suivant, ce sera une nouvelle campagne contre les autrichiens, un mauvais boulet à Essling (21 mai 1809) qui lui fracasse les genoux, alors qu’une nouvelle fois, il se battait en infériorité numérique. Lannes mourut des conséquences de la gangrène sur sa grave blessure, le 31 mai 1809. L’ayant veillé avant de reprendre les opérations militaires, l’empereur dira, apprenant sa mort : « Quelle perte pour la France et pour moi ». Il sera le premier maréchal de France, mort au champ d’honneur.
Lannes aurait dit à l’Empereur avant de mourir : « « Dans une heure vous aurez perdu celui qui meurt avec la gloire et la conviction d'avoir été et d'être votre meilleur ami. »
N’hésitez pas à partager.
Sources :

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire