Marie-Roger Tassin (1900-1953). Le “vieux” soldat. En 1939, Marie-Roger est un soldat blanchi sous le harnais, aux armes depuis août 1918. Jeune soldat, il part pour le Levant en février 1920. Il va y faire ses armes coloniales. Blessé, réformé, devenu planteur de café au Congo belge, Marie-Roger revient sous les drapeaux, contre avis médical, en septembre 1939, et assiste, spectateur faute de mieux, à la débâcle. Mais sa détermination à combattre est sans failles et il s’engage (gradé d’adjudant) dans les FFL le 28 août 1940. On veut faire de lui un instructeur car trop âgé (pour l’époque) pour combattre, il refuse. Avec son bataillon de marche numéro 1, il va au levant et sa conduite au feu lui vaut son premier grade d’officier. Septembre 1942, il va être affecté à la 22eme compagnie nord-africaine et sera de la bataille d’El Alamein. Nouvelle blessure. Puis Marie-Roger s’illustre dans la campagne de Tunisie (hiver 1942- printemps 1943) avec son unité devenue un bataillon. A l’issue, ce sera la campagne d’Italie, le Garigliano. 12 mai 1944, Marie-Roger est grièvement blessé. Hospitalisé, « réformé » à nouveau, il s’enfuit de l’hôpital pour rejoindre ses camarades. Camarades avec lesquels il fera les campagnes de France et d’Allemagne, au sein de la 1ere DFL. Terminant la guerre avec trois galons, Pierre-Marie retournera à sa plantation. Il mourra d’un accident de voiture le 29 juin 1953. Pierre-Marie, Compagnon de la Libération, fut aussi ceux qui, rares, pouvaient arborer les deux Croix de guerre, 1914-1918 et 1939-1945.
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